Coopération au développement

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La Belgique est le 14e donateur bilatéral de la Tanzanie (sur base de l'APD moyenne sur la période 2012-2021). Ces dernières années, l'aide publique belge au développement a fluctué autour de 11 millions d'euros par an (voir graphique ci-dessous).

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Dispositions relatives à la coopération au développement 2017-2025

L'aide gouvernementale bilatérale directe est mise en œuvre par l'Agence belge de développement, Enabel. Enabel finalise actuellement deux projets, consacrés à l’agriculture durable et à l’eau et l’assainissement dans la région de Kigoma pour un montant total de 20 millions d’euros. La mise en œuvre du nouveau programme bilatéral « Wezesha binti », pour un montant de 25 millions d’euros pour la période 2023-2028, a débuté lors du dernier trimestre de 2023. Ce nouveau programme a pour objectif d’autonomiser les filles et les jeunes femmes dans des districts ciblés de la région de Kigoma via l’éducation secondaire, le développement de compétences, l’entrepreneuriat et la création d’un environnement protecteur et égalitaire. Dans tous ses projets, Enabel coopère étroitement avec le gouvernement local et les ministères concernés.

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Les hommes construisent des ponts

L'aide indirecte en Tanzanie est principalement mise en œuvre par dix organisations non-gouvernementales avec une orientation thématique et/ou géographique différente. Ces organisations collaborent en Tanzanie sous l'égide d'un Cadre Stratégique Commun. TRIASIles de Paix et Rikolto sont basées à Arusha et se concentrent principalement sur l'agriculture, l'entrepreneuriat et le développement rural. Dans le secteur de la santé, Light for the World se concentre sur les enfants avec une déficience visuelle, la Croix-Rouge belge travaille sur le don de sang, l'eau et l'assainissement, et la formation aux premiers secours, et enfin Apopo travaille sur la détection de la tuberculose grâce à la technologie des rats. Dans le secteur de l'éducation, Via Don Bosco offre de la formation professionnelle, tandis que Plan International se consacre à l'autonomisation des filles.  IPIS et Avocats Sans Frontières (ASF) travaillent sur l'amélioration de la gouvernance des ressources naturelles. Toutes ces organisations coopèrent étroitement avec une grande variété d'organisations tanzaniennes. Ces dix organisations reçoivent un financement de base pendant cinq ans (2022-2026) d’un montant total de 18,7 millions d’euros.

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Femme avec des bananes

La coopération académique s'effectue principalement via le VLIR-UOS, une organisation faîtière des universités en Flandre. VLIR-UOS offre des bourses, soutient des projets de recherche et  facilite la coopération entre les universités belges et tanzaniennes. Les principaux partenaires du VLIR-UOS sont l'Université de Mzumbe, le NMAIST et l'Université d'Ardhi.

Par le biais d'appels à projets, la Belgique finance également un nombre limité de projets qui se concentrent sur les priorités du gouvernement belge. La Belgique finance ainsi des projets en Tanzanie pour soutenir le secteur privé par le biais du Business Partnership Facility géré par la Fondation Roi Baudouin.La Belgique finance actuellement des projets consacrés au recyclage sur base de l’énergie solaire (IdFabric), à la production d'engrais organiques pour une culture durable de l'avocat, (Guavay Company Limited), à l’exportation de miel biologique (Third Man et Upendo Honey). En outre, la Belgique soutient également la société civile dans son rôle d'acteur du développement durable et de vecteur des droits humains (liberté d'expression et d'association), de démocratie et de participation civique. Les organisations soutenues incluent BBC Media Action et l'International Peace Information Service (IPIS).

Via le Trade for Development Centre et la Société belge d'investissement pour les pays en développement (BIO), la Belgique soutient également le secteur privé, respectivement via des formations et des investissements ou des prêts.

La Belgique est membre et contribue à de nombreuses organisations multilatérales (UE, ONU, BM, FMI) actives en Tanzanie. La Belgique est traditionnellement un fournisseur relativement important de financement de base non affecté. La Belgique soutient également un projet de UNHCR (4 millions d’euros sur la période 2023-2025) qui vise à améliorer la résilience climatique dans les districts accueillant les réfugiés.

La Belgique fournit également de l’aide humanitaire, directement à la Tanzanie via la Croix-Rouge belge, mais aussi indirectement via des fonds flexibles, par exemple le Disaster Relief Emergency Fund du CICR, qui a été utilisé à plusieurs reprises en Tanzanie ces dernières années.